Curant

Un projet unique et innovateur d’habitat solidaire

La ville d’Anvers lance un projet unique et innovateur d’habitat solidaire, dans lequel de jeunes réfugiés reconnus et de jeunes flamands vivent ensemble pour un minimum d’un an. L’intégration du jeune réfugié est stimulée par le fait de partager un toit avec un camarade de la même classe d’âge et par un accompagnement intensif.

Le Fonds Urban Innovative Actions de la Commission Européenne a choisi le projet du CPAS d’Anvers (et un certain nombre d’autres projets) parmi les propositions de 378 villes européennes.

L’habitat solidaire stimule l’intégration

La ville d’Anvers souhaite au travers de ce projet renforcer l’intégration des réfugiés reconnus. Les réfugiés les plus vulnérables sont souvent les mineurs non-accompagnés, arrivés sans leurs parents en Belgique. Une partie de leurs soutiens (le tuteur, la Onthaalklas anderstalige nieuwkomers (OKAN)) disparait à leur majorité. Ils courent de ce fait un risque accru de quitter les bancs de l’école sans qualification et de devoir dépendre pour longtemps de l’aide sociale. Un travail de recherche publié en 2014 par le Fonds Européen d’Intégration démontre l’existence d’un certain nombre d’obstacles dans le parcours scolaire et de formation des primo-arrivants âgés de 16 à 18 ans.

La ville d’Anvers souhaite s’attaquer au problème en proposant un parcours intensif d’accompagnement, dans le cadre duquel un jeune réfugié (de 17 à 22 ans) est amené à vivre un minimum d’un an avec un jeune anversois (un binôme). L’’habitat solidaire’ avec un camarade de la même classe d’âge est susceptible de stimuler l’intégration et le néerlandais du réfugié de manière informelle. Il/ elle peut par exemple s’adresser à son colocataire avec des questions d’ordre administratif, a la possibilité de parler néerlandais tous les jours, apprend à trier les déchets ou comment développer rapidement un réseau social, etc.

L’habitat solidaire présente un avantage pour les deux groupes, sachant que les jeunes réfugiés comme les jeunes anversois ont besoin d’un logement abordable.

Ce sont au total 135 jeunes réfugiés que la ville d’Anvers accompagnera sur une période de trois ans. La ville d’Anvers travaille pour ce parcours intensif en collaboration avec divers partenaires :

  • Vormingplus se charge de la recherche et du screening des volontaires.
  • Atlas se charge du parcours d’intégration et des cours de néerlandais
  • Le VDAB propose au jeune réfugié un parcours adapté au sortir de l’enseignement secondaire (formation, contrat d’apprentissage, etc.)
  • L’asbl JES accompagne les jeunes réfugiés dans le cadre de leur parcours scolaire ou professionnel.
  • Solentra propose un appui psychologique aux réfugiés et à leurs binômes
  • Le centre d’études migratoires et interculturelles de l’Université d’Anvers (Cemis) mesure l’impact de l’habitat solidaire et des parcours de suite sur le plan de l’intégration.

2017 : premiers locataires

La ville d’Anvers met elle-même des logements à disposition du projet. Les premiers logements étaient prêts début 2017. 40 duos vivent actuellement ensemble dans le cadre de CURANT.

Les jeunes adultes réfugiés intègrent le projet par le biais des Centres d’Accueil anversois, des classes OKAN ou d’Atlas. Pour ce qui est de leurs colocataires, la ville se met en quête de jeunes anversois engagés. Ils doivent être autonomes, avoir un niveau de néerlandais suffisant et être âgés de 20 à 30 ans.

Le coût du projet est de 6.117.879 euros, total dont le CPAS assume lui-même 20%. La ville d’Anvers reçoit des subsides à hauteur de 5 millions d’euros de la part du Fonds Urban Innovative Actions de la Commission Européenne.

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« This project is co-financed by the European Regional and Development Fund through the Urban Innovative Actions Initiative ».

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