Agentschap Jongerenwelzijn/ Agence flamande d’aide à la jeunesse

Solentra a commencé à bénéficier de l’appui financier du département d’aide à la jeunesse dans le contexte de la crise de l’asile de 2015, dans le cadre de l’intégration politique flamande du volet concernant le bien-être des enfants réfugiés avec ou sans famille ; l’objectif consistait alors en un accompagnement traumatique et un appui professionnel du public-cible pour l’ensemble de la Flandre.

Il continue d’y avoir une forte demande de la part du terrain en ce qui concerne l’offre spécialisée de thérapie traumatique pour le public-cible et le renforcement de l’expertise des acteurs sociaux concernés. La régulation du flux des réfugiés reconnus à la suite de la crise de l’asile est encore en cours. Certain groupes-cibles continuent d’affluer, tels les MENA et les palestiniens. Le regroupement familial continue par ailleurs à alimenter l’afflux.

15.373 demandes de protection internationale ont été introduites en 2017, la courbe ascendante se confirmant en 2018. 46% des personnes obtenant la protection sont des mineurs ou de jeunes adultes (jusqu’à 25 ans).

La Flandre accueille un peu moins de la moitié de tous les demandeurs (entre 43 et 49%) et la période 2016-2018 a connu un afflux croissant de la Wallonie vers la Flandre ; une fois reconnus, 50 à 64% des personnes protégées choisissent de vivre en Flandre.

Le regroupement familial est une autre source d’afflux : 50.928 premiers titres de séjour ont été accordés en 2016 sur base du regroupement familial, dont plus de 50% à des membres de la famille issus de pays d’origine de demandeurs d’asile. 3.259 premiers titres de séjour ont été accordés par l’Etat Belge à des membres de la famille de bénéficiaires de la protection internationale (relocalisation), la Syrie, l’Irak, la Palestine et l’Afghanistan occupant le peloton de tête.

Un amendement de la législation a par ailleurs décidé, avec l’arrêt de la Cour de Justice du 12/04/2018, que le moment de la soumission de la demande d’asile serait désormais décisif pour décider de la qualification de « mineur non-accompagné » dans le cadre de la directive relative au regroupement familial. L’office des Etrangers se verra contraint d’adapter sa politique, ce qui devrait susciter une augmentation du nombre de demandes familiales introduites par des MENA.

Public-cible :

  • Les enfants et leurs familles, réfugiés reconnus ou bénéficiant de la protection subsidiaire et vivant dans la zone d’exercice de Solentra.
  • Les Mineurs Etrangers Non Accompagnés (MENA) résidant dans un lieu d’accueil organisé par la Communauté Flamande ou vivant seuls. La limite d’âge est ici placée à 25 ans eu égards à la vulnérabilité de ces jeunes et aux difficultés souvent rencontrées au cours de la procédure de regroupement familial.

Missions principales :

  1. Proposer une prise en charge (traumatique) et une thérapie au groupe-cible ci-haut mentionné
  2. Organiser un appui pour certains cas particulier, avec une consultation et une liaison à vers les professionnels de Jongerenwelzijn, du secteur de l’enseignement et de tous les acteurs impliqués aux côtés du public-cible et stimulant leur intégration ; l’accent est mis ici sur la manière de travailler avec ce public-cible et sur la mise en place conjointe d’un plan de prise en charge.

L’offre ci-dessus reste complémentaire – en ligne avec la mission de Solentra – de l’offre régulière existant en Flandre en matière de soins de santé mentale (CGGZ, réseaux de psychiatrie infantile et juvénile, réseaux een kind een plan, etc.) lorsque celle-ci n’est pas ouverte au groupe-cible concerné. Cette offre est organisée en Flandre là où les besoins du terrain sont les plus criants ; la mise en œuvre de la mission se fait toujours en étroite collaboration et dans un ajustement avec les autres acteurs impliqués : en particulier avec les autres services reconnus ou assermentés de la communauté flamande des secteurs de la santé, du bien-être et de l’enseignement organisant l’accueil, l’accompagnement ou d’autres services à destination des MENA et des enfants réfugiés résidant ou non avec un titre de séjour temporaire dans la sphère professionnelle du preneur d’initiative. Le visage concret de l’offre se dessine en concertation étroite avec le département Jongerenwelzijn.

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